1969

2018
Aux lisières de la danse et de la performance...
10 artistes réagissent aux 10 points
d’un télégramme de Wolf Vostell

En 1969, «année érotique», comme le chantaient en duo Gainsbourg et Birkin, l’art aime les manifestes et les provocations. L’artiste Wolf Vostell se rend au bureau de poste de la rue Casteix dans le quartier de la Bastille à Paris, pour y expédier un télégramme à l’intention du critique d’art Raphaël Sorin qui lui avait proposé de participer à une exposition. Dictée par l’artiste allemand à l’employé des postes, cette réponse urgente n’est pas facile à saisir...

Image: Télégramme, 1969 © THE WOLF VOSTELL ESTATE
Séquence sonore: Elektronischer dé-coll/age Happening Raum, 1968 © THE WOLF VOSTELL ESTATE

Parallèlement à son travail d’interprète avec Odile Duboc, Georges Appaix, François Verret, Alain Buffard, Xavier Leroy et Xavier Boussiron, Claudia Triozzi crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe aussi bien la direction de la mise en scène que l’interprétation.

Elle produit des spectacles iconoclastes, des tableaux vivants, dont la danse ne sort jamais indemne (entre autres Dolled Up, 2000; The Family Tree, 2002; Stand, 2004; Opera’s Shadows, 2005; Up To Date, 2007; La prime 2008, 2008; Ni vu ni connu, 2010; Boomerang ou le retour à soi, 2013 et  Park, de 1998 à aujourd’hui, 2016). De pièce en pièce, d’espaces d’exposition en scène de théâtre, Claudia Triozzi repousse les limites du corps et les espaces de visibilité du danseur.

Depuis la pièce The Family Tree (2002), Claudia Triozzi, accompagnée sur scène par Xavier Boussiron, explore le travail de la voix en passant par des expériences qui l’engageront à l’écriture de textes et de chansons.

Depuis mars 2011, invitée par le Musée de la Danse à Rennes, elle développe un nouveau projet intitulé Pour une thèse vivante, dans lequel elle livre sa réflexion sur l’écriture d’artiste.

Son travail se développe aussi bien sur scène qu’au travers de vidéos ou installations, exposées dans les musées ou des galeries. Elle présente ses spectacles sur la scène européenne ainsi qu’aux États-Unis, en Corée, au Japon où elle a bénéficié de la bourse AFAA, Villa Kujoyama, hors les murs, en 2004. 

Claudia Triozzi, Park, 1998. Photo Olivier Charlot.
Claudia Triozzi, Park, 1998. Photo Olivier Charlot.
Claudia Triozzi, Pour une thèse vivante, épisode 5, Un CCN en terre et paille, 2017. Photo Ouidade Soussi Chiadmi.
Claudia Triozzi, Pour une thèse vivante, épisode 5, Un CCN en terre et paille, 2017. Photo Ouidade Soussi Chiadmi.

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Une recherche soutenue par
l’ENSAPC et le CND.