1969

2018
Aux lisières de la danse et de la performance...
10 artistes réagissent aux 10 points
d’un télégramme de Wolf Vostell

En 1969, «année érotique», comme le chantaient en duo Gainsbourg et Birkin, l’art aime les manifestes et les provocations. L’artiste Wolf Vostell se rend au bureau de poste de la rue Casteix dans le quartier de la Bastille à Paris, pour y expédier un télégramme à l’intention du critique d’art Raphaël Sorin qui lui avait proposé de participer à une exposition. Dictée par l’artiste allemand à l’employé des postes, cette réponse urgente n’est pas facile à saisir...

Image: Télégramme, 1969 © THE WOLF VOSTELL ESTATE
Séquence sonore: Elektronischer dé-coll/age Happening Raum, 1968 © THE WOLF VOSTELL ESTATE

Née à Madrid en 1962, danseuse de formation, chorégraphe et artiste visuelle, María Ribot a contribué au développement de la nouvelle danse en Espagne dès le milieu des années 1980. En 1991, sous le nom de La Ribot, l’artiste madrilène engage son travail dans une nouvelle voie, en créant des œuvres scéniques au statut mouvant, entre spectacle, performance et vidéo.

En 1998, elle est nommée au Paul Hamlyn Foundation Award dans la catégorie «arts plastiques» pour son «projet distingué» qu’elle effectue essentiellement en solo. Après avoir obtenu le Prix national de danse du ministère de la Culture espagnol en 2000, elle présente, à Londres, Madrid et Paris, son Panoramix – méta-performance qui réunit l’ensemble des «pièces distinguées». Installée à Genève depuis 2004, elle a enseigné à la HEAD (Haute école d’art et de design) de Genève et poursuit ses recherches sur différents médiums. Après avoir donné à son parcours un rayonnement international, La Ribot ouvre son travail à d’autres formes de rencontres artistiques en collaboration avec la chorégraphe Mathilde Monnier, ou encore dans une vidéo réalisée avec Cristina Hoyos pour In_ter_va_lo, cycle d’art contemporain et flamenco.

 

La Ribot, 40 espontáneos, 2004.
La Ribot, Iláme mariachi, 2009.
La Ribot, Eeexeeecuuuutiooooons !!!, Ballet de Lorraine, 2012.
Mathilde Monnier et La Ribot, Gustavia, 2008. Photo Marc Coudray.

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Une recherche soutenue par
l’ENSAPC et le CND.