1969

2018
Aux lisières de la danse et de la performance...
10 artistes réagissent aux 10 points
d’un télégramme de Wolf Vostell

En 1969, «année érotique», comme le chantaient en duo Gainsbourg et Birkin, l’art aime les manifestes et les provocations. L’artiste Wolf Vostell se rend au bureau de poste de la rue Casteix dans le quartier de la Bastille à Paris, pour y expédier un télégramme à l’intention du critique d’art Raphaël Sorin qui lui avait proposé de participer à une exposition. Dictée par l’artiste allemand à l’employé des postes, cette réponse urgente n’est pas facile à saisir...

Image: Télégramme, 1969 © THE WOLF VOSTELL ESTATE
Séquence sonore: Elektronischer dé-coll/age Happening Raum, 1968 © THE WOLF VOSTELL ESTATE

Latifa Laâbissi débute la danse contemporaine en France avant de poursuivre sa formation au studio Cunningham à New York. Depuis 1990, elle travaille comme danseuse et chorégraphe.

Elle collabore comme interprète avec Thierry Baë, Georges Appaix, Loïc Touzé, Dominique Brun, Jennifer Lacey, Nadia Lauro, Boris Charmatz, Antonia Beahr, Robyn Orlin.

Mêlant les genres, redéfinissant les formats, le travail créatif de Latifa Laâbissi est multiple: pièces chorégraphiques, installations, conférences performées, collaborations pluridisciplinaires. Elle cherche à faire entrer sur scène une sorte de paysage anthropologique où se découpent des histoires, des figures et des voix. Les codes de la danse y sont bousculés par des corps récalcitrants, des récits alternatifs, des montages de matériaux par où s’infiltrent les signes de l’époque.

Latifa Laâbissi a notamment chorégraphié et interprété Self Portrait camouflage (2006), Loredreamsong (2010), La Part du rite et Écran somnambule (2012), Autoarchive et Adieu et merci (2013), Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016). Elle dirige l’association Figure project et a créé, en 2011, le festival «Extension sauvage». Elle est artiste associée du CCN2 à Grenoble et du théâtre le Triangle à Rennes (2017 à 2019).

Latifa Laâbissi, Adieu et merci, 2013. Photo Nadia Lauro.
Latifa Laâbissi, Self-Portrait, camouflage, 2006. Photo Nadia Lauro.
Latifa Laâbissi, Loredreamsong, 2010. Photo Alain Monot.
Latifa Laâbissi, Écran somnambule, 2012, Photo Nadia Lauro.

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Une recherche soutenue par
l’ENSAPC et le CND.