1969

2018
Aux lisières de la danse et de la performance...
10 artistes réagissent aux 10 points
d’un télégramme de Wolf Vostell

En 1969, «année érotique», comme le chantaient en duo Gainsbourg et Birkin, l’art aime les manifestes et les provocations. L’artiste Wolf Vostell se rend au bureau de poste de la rue Casteix dans le quartier de la Bastille à Paris, pour y expédier un télégramme à l’intention du critique d’art Raphaël Sorin qui lui avait proposé de participer à une exposition. Dictée par l’artiste allemand à l’employé des postes, cette réponse urgente n’est pas facile à saisir...

Image: Télégramme, 1969 © THE WOLF VOSTELL ESTATE
Séquence sonore: Elektronischer dé-coll/age Happening Raum, 1968 © THE WOLF VOSTELL ESTATE

Chorégraphe et interprète, Laurent Pichaud est directeur artistique des Projets x-sud et artiste chercheur associé à différentes formations universitaires (département danse de l’université Paris 8 et master exerce – études chorégraphiques «Recherche et représentation» de l’ICI-CCN Montpellier – université Paul-Valéry).

À l’intérieur de ses créations et recherches, il privilégie les questionnements sur l’inscription d’un geste chorégraphique dans des champs non spécifiquement artistiques ou théâtraux: pratiques in situ, pièces à dimension territoriale auprès d’habitants. Son compagnonnage avec Deborah Hay – auprès de laquelle il est tour à tour interprète (O, O en 2006), assistant (depuis 2008), co-chorégraphe (Indivisibilités en 2011), puis plus récemment traducteur – lui permet d’observer comment une écriture textuelle se déploie comme outil de documentation et de transmission du geste dansé.

En 2017, en résonance avec son propre travail de chorégraphe et comme nouvelle étape de ce compagnonnage, Laurent Pichaud débute une thèse de création à l’université Paris 8 sur le sujet: «Faire de l’in situ dans l’œuvre de Deborah Hay».

Deborah Hay et Laurent Pichaud, Bruxelles, printemps 2011. Photo Thomas Bernardet.
Laurent Pichaud, Jeux chorégraphiques, Rémy Héritier/Laurent Pichaud, juin 2015. Photo Ludovic Rivière.
Laurent Pichaud, Mon nom des habitants, La Grand’Combe, 2014. Photo x-sud.

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Une recherche soutenue par
l’ENSAPC et le CND.