1969

2018
Aux lisières de la danse et de la performance...
10 artistes réagissent aux 10 points
d’un télégramme de Wolf Vostell

En 1969, «année érotique», comme le chantaient en duo Gainsbourg et Birkin, l’art aime les manifestes et les provocations. L’artiste Wolf Vostell se rend au bureau de poste de la rue Casteix dans le quartier de la Bastille à Paris, pour y expédier un télégramme à l’intention du critique d’art Raphaël Sorin qui lui avait proposé de participer à une exposition. Dictée par l’artiste allemand à l’employé des postes, cette réponse urgente n’est pas facile à saisir...

Image: Télégramme, 1969 © THE WOLF VOSTELL ESTATE
Séquence sonore: Elektronischer dé-coll/age Happening Raum, 1968 © THE WOLF VOSTELL ESTATE

Something is happening est né du désir de réunir des chorégraphes, des danseurs et des performers pour interroger les pratiques actuelles du spectacle vivant, et les confronter à l’histoire du happening et de la performance.

 

La question que nous posons aux artistes est simple: quels rapports entretiennent-ils avec les «performances historiques» qui se sont succédé au milieu du XXe siècle, en Europe et aux États-Unis?

Pour obtenir des réponses variées tout en suivant une trame identique, nous avons décidé de recueillir les réactions de 10 artistes à un télégramme de Wolf Vostell. Concis, ce document envoyé le 8 décembre 1969 à Raphaël Sorin aborde 10 points essentiels pour la création, tels que la commercialisation, la répétition, la prise de risque, la participation du public, les liens avec les arts plastiques, la signature, le rapport scène/salle, etc. 

 

Les tournages ont presque tous eu lieu dans la salle de danse de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy devant un public d’étudiants. Nous avons souhaité intervenir le moins possible pour laisser la parole advenir, et les particularités surgir. Chaque artiste était laissé libre de son interprétation du télégramme. Quelques points ont été très développés alors que d’autres étaient oubliés. Pour cet exercice difficile que nous filmions avec une ou deux caméras en «one shot», certains artistes ont adopté une approche didactique, d’autres ont performé leurs réponses. 

Conception et organisation: Carole Boulbès & Judith Perron
Réalisation, post-production: Michèle Waquant
Mixage: Nicolas David
Design: In the shade of a tree
Sophie Demay & Maël Fournier-Comte
Développement du site: Jérôme Rigaud

Les tournages de Something is happening ont été réalisés d’octobre 2016 à janvier 2018 à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy avec l’aide des étudiants Maud Barranger Favreau, Alexia Foubert, Marine Huot, Ilona Contamain, Jun Kim, Désiré Mwamba Wa Mukonga, Samah Slim et Valérie Vial.
La vidéo de La Ribot a été tournée en 2012 lors du colloque Femmes, attitudes performatives, par Mathieu Frénot, Rémy Laporte et Aurélie Ayub de l’École Nationale Supérieure d’Art de Nancy.

Pour plus d’informations:
Carole Boulbès: carole.boulbes@ensapc.fr
Judith Perron: judith.perron@ensapc.fr

Something is happening fait suite au colloque international Femmes, attitudes performatives, aux lisières de la performance et de la danse organisé en octobre 2012 sous l’égide de l’École Nationale Supérieure d’Art de Nancy et qui donna lieu à une publication aux éditions Les presses du réel en 2014.

Cette recherche a été soutenue par l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy et le Centre national de la danse (Aide à la recherche et au patrimoine en danse).

Merci à Raphaël Sorin le destinataire du télégramme, à Rafael Vostell qui a autorisé sa reproduction, aux artistes pour leur disponibilité et aux étudiants pour leur réactivité.

Remerciements à Mathilde Monnier, Sylvain Lizon, Laurent Barré qui ont soutenu ce projet de recherche et à Antoine Idier qui a suivi attentivement son évolution jusqu’à la mise en ligne.

Something
is Happening

ce sont 10 artistes
interviewés sur
leurs rapports
aux avant-gardes
du passé.
Plus de 100 vidéos
à découvrir
sur grand écran. Ce site n’est pas accessible
depuis les appareils mobiles.
Une recherche soutenue par
l’ENSAPC et le CND.